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Rapport d'activités 2018

2018 – ARRIVEE OU NOUVEAU DEPART ?

2018 fut, de nouveau, une année très forte pour l’économie sociale et solidaire (Ess). Elle a marquée dans une bonne partie d’issues l’avènement, l’arrivée à la case voulue, pour d’autres un renvoi à la case de départ a été inévitable.

Notons d’abord l’amélioration du cadre légal, où la loi du 12 décembre 2016 portant création des sociétés d’impact sociétal (SIS) a été complétée par la loi du 25 juillet 2018 qui ouvre la voix à un plus grands nombre d’acteurs de se diriger vers une SIS. La journée d’échange sur l’avenir de l’Ess le 26 juin 2018 à Echternach a elle aussi aidé à dessiner les sentiers de développement futur.

Acteur rassembleur du secteur, l’ULESS a continué sur sa trajectoire. Etait-elle composée lors de sa fondation en 2013 de 21 membres, elle en totalise fin 2018 pas moins que 56 affiliations individuelles et 4 affiliations de fédérations, portant le nombre d’affiliées directs et indirects à quelque 300 membres, employant ensemble plus que 20.000 salariés et donc bien plus que les deux quarts de l’emploi renseigné par le STATEC en 2011. Le même STATEC va d’ailleurs être en mesure de proposer des chiffres plus précis et plus actuels en 2020, suite à un partenariat avec la Johns Hopkins University et l’ULESS, et en suivant une méthodologie propagée par les Nations unies.

Outre ses activités de formation, de développement de compétences et d’organisation d’ateliers, l’ULESS a aussi présenté aux partis politiques ses propositions à l’occasion des élections législatives et de la formation du nouveau gouvernement, qui d’ailleurs a formulé un programme ambitieux dans l’accord de coalition.

D’autres éléments à rappeler sont aussi bien le début de l’application de clauses sociales dans certains marchés publics, et surtout le déménagement de Differdange à Luxembourg-ville dans la MESIS, la Maison de l’économie sociale et de l’innovation sociale.

Notons enfin les pourparlers menés pour faire représenter les entreprises de l’Ess dans les organisations patronales représentatives au niveau national, à savoir l’Union des entreprises luxembourgeoises ainsi que les deux Chambres professionnelles, la Chambre de commerce et la Chambre des métiers. Ces pourparlers n’ont pas encore aboutis, mais le souhait de ce pan de l’économie luxembourgeoise de se voir représenté à juste titre est désormais lancé.

Ainsi s’achève pour moi un périple, inattendu au début, de six années à la tête de l’ULESS, riche en expériences, pas toujours couronnées de succès, mais quand-même avec une avancée certaine par rapport au départ houleux des années 2010 à 2013. Je souhaite plein succès à tous ceux qui prennent la relève après l’AG du 1er avril au Conseil d’administration, et surtout à mon successeur comme président, ceci pour le bien-être et l’essor de l’économie sociale et solidaire au Luxembourg, qui a certainement encore un bel avenir devant soi.

Robert Urbé, président de l’ULESS

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